« Désolée, je suis attendue », de Agnès Martin-Lugand 

Résumé : 

Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l’adrénaline est son seul moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte par ses collègues et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s’inquiètent de son attitude. Peu importe les reproches, elle a simplement fait un choix, animée d’une farouche volonté de réussir. Mais le monde qu’elle s’est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé… 

Genre : littérature contemporaine 

Édition : Michel Lafon / Pocket 

Date de sortie : 6 avril 2017 

Nombre de pages : 416 

Prix : 7,40€ 

Mon avis : 

Ce roman est resté un petit moment dans ma PAL (pile à lire), avant que je ne le lise. Je n’avais aucun doute sur le fait qu’il allait me plaire, c’est pour ça que j’ai bien pris mon temps pour le lire, j’ai savouré chaque instant, chaque passage. Cette chronique ne sera pas des plus longues, car pour résumer le tout, je dirai simplement que j’ai aimé ce livre. J’en ai apprécié chaque page, même si dans son contenu il y avait pas mal de petites évidences. C’est une excellente lecture pour l’été, c’est le genre de livre que j’aime lire en cette saison comme vous le savez, et attendez-vous donc à en voir encore un peu ici. Il est à lire au bord de la piscine avec un bon verre de rosé (avec modération, bien sûr), qui vous rappelera même un passage dans le roman.

Ça fait un petit moment que je n’avais pas lu de romance qui m’a fait battre le coeur aussi vite. J’ai fait défiler les pages malgré moi, sans m’en rendre vraiment compte, désireuse d’en avoir toujours plus. J’ai donc eu le bonheur de retrouver Agnès Martin-Lugand, dont j’avais adoré les romans « les gens heureux lisent et boivent du café » et « entre mes mains le bonheur se faufile ». Ce livre reste dans la bonne lignée, il est tout aussi réussi, on retrouve bien la patte de l’auteure dans le contenu, ça fait donc très plaisir. Dans son écriture on peut retrouver, ou découvrir, de la légèreté, de la fluidité et un choix de mots qui font que ça marche. 

L’histoire en elle-même fait du bien, rappelle que nous sommes tous humains avant tout, que nous avons tous nos limites. On découvre très clairement le burn-out et ses effets indésirables, l’envie de surpassement au point de tout délaisser, même le plus important ; de vivre ! Je suis plutôt friande de ce genre de romans qui offrent une réflexion sur la vie, sur l’avenir et sur ce qui est essentiel pour être heureux. Chacun peut se retrouver dans ce livre, car plusieurs sujets sont traités et cette polyvalence est encore une fois, une caractéristique typique de l’auteure. Il y a une place importante pour la famille et les valeurs qui m’a particulièrement émue aussi. 

Plus on avance dans la lecture, plus il y a une certaine évidence sur l’histoire qui s’impose à nous, on connaît la trame de l’histoire, on sait que la romance est au rendez-vous, mais ça n’en est pas lourd ou lassant pour autant. C’est amené de manière subtile et quand on retrouve certains passages, que l’on avait imaginés c’est pour notre plus grand plaisir. Mais l’auteure a aussi su créer la surprise avec certains passages qui sont surprenants et bons de trouver. Jusqu’à la dernière page, on se demande quel choix va faire Yaël, va t-elle prendre des risques dans sa vie si millimétrée ? C’est encore une fois une raison suffisante pour tourner rapidement les pages. 

Il n’y a pas foule de personnages, l’histoire est vraiment centrée sur Yaël, ce qui n’est pas plus mal, on peut facilement se mettre à sa place du coup. Le petit groupe d’amis, l’avancée de l’histoire et les circonstances m’ont un peu fait penser au film de Guillaume Canet, « les petits mouchoirs ». Yaël est un personnage que j’ai eu un peu de mal à cerner au début, elle m’a agacée, puis au fil des pages, j’ai su l’apprécier, j’ai même réussi à m’identifier à elle. Elle m’a plu tant dans sa détresse, que dans sa reconquête inocente du bonheur. Marc, quant à lui, est le personnage « evident », celui qu’on s’attend forcément à retrouver. J’ai adoré le contraste entre lui et les autres personnages, sa simplicité et son calme. Il m’a d’ailleurs fait penser à Mike dans la série « Desperate housewives », je ne sais pas pourquoi, mais je le visualisait comme ça en lisant. 

J’ai évidement beaucoup pleuré en lisant, à chaudes larmes. Je suis bien trop émotive et je le sais, mais c’est aussi ça que j’aime dans la lecture, passer par plein d’émotions. Il faut dire que l’auteure sait nous emmener dans un tourbillon de sensations assez fortes. J’étais prise dans l’histoire de Yaël et c’en était trop pour moi et mon petit coeur 🙈.

Le seul -et gros- point négatif que j’ai trouvé à ce roman, c’est la fin hyper expéditive ! Les deux dernières pages passent à une allure folle et tout ça pour nous laisser avec un million de questions sans réponses. J’ai été frustrée, et je le suis encore d’ailleurs, j’ai horreur de ça. On a même pas eu le droit avec un prologue, qui aurait été le bienvenu, malgré le fait que je déteste ça. 

En conclusion, je dirais donc que ce livre a été à la hauteur de ce que j’attendais de Agnès Martin-Lugand. Le résumé était clair, efficace. On imagine assez aisément le film qui pourrait en découler de ce livre. J’ai aimé la simplicité de l’histoire et de l’écriture avant tout. J’ai passé un agréable moment et en lisant et je vous le conseille comme lecture pour cet été ! 

Dites-moi si vous l’avez lu, si ma chronique vous donne envie de le commencer ou si vous avez déjà lu cette auteure. 

NOTE : 9/10 

A très vite, 



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