« Le jour où les lions mangeront de la salade verte », de Raphaëlle Giordano 

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Résumé : 

L’homme est un lion pour l’homme. Et les lions ne s’embarassent pas de délicatesse. Sûrs de leur bon droit, ils imposent leurs vues sans conscience de leur égocentrisme et de leur appétit excessif pour les rapports de force. Ces lions, nous les croisons tous les jours : automobiliste enragé, conjoint gentiment denigrant, chef imbu de pouvoir, mère intransigeante qui sait mieux que nous ce qui est bon pour nous. C’est ce que Romane appelle : « la burnerie ». Trentenaire passionnée et engagée, Romane accompagne ces félins mal embouchés vers davantage d’humanité. Elle a créé une société qui leur propose un programme unique en son genre, relooking intégral de posture et de mentalité. Parmi ses nouveaux participants figurent de beaux spécimens. Surtout un : Maximilien Vogue, célèbre homme d’affaire, PDG d’un grand groupe de cosmétiques, charismatique en diable, mais horripilant archétype de burnerie ! Saura-t-elle le faire évoluer pour qu’il exprime autrement sa puissance intérieure, avec plus de justesse et de respect pour autrui ? Une évidence : elle va avoir du fil à retordre.

Genre : littérature contemporaine 

Édition : Eyrolles 

Date de sortie : 1er juin 2017 

Nombre de pages : 318

Prix : 16€ 

Mon avis : 

Début juillet, je me lançais dans cette lecture, en commun avec Florence. C’était la première fois que je faisais une lecture commune et j’ai beaucoup aimé le principe, c’était sympa à faire et en plus, nous avons pensé globalement la même chose du roman ! Tout au long de notre lecture, on a pu en parler, échanger sur ce qui nous a plu ou non. Je vais donc vous en parler plus en détail, c’est parti !

La première chose qui ressort quand on termine ce livre, c’est que c’est un roman bien trop convenu. Tout est prévisible, il n’y a que des évidences, on a aucune surprise en lisant et on sait donc d’avance comment tout va se goupiller. Je commence par une première note négative, et oui, il y en aura malheureusement d’autres.

Tout d’abord, je voudrais parler de l’auteur, dont j’avais bien aimé le premier roman « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une », oui, les titres à rallonge elle en raffole. On sent dans l’écriture de Raphaëlle Giordano, une bienveillance, une sincérité et une réelle envie de faire prendre conscience au lecteur qu’il faut se concentrer sur les choses essentielles de la vie. La plume de l’auteure est toujours aussi agréable à lire, c’est doux et elle utilise un vocabulaire toujours adéquat, on sent son expérience qui parle, elle est experte en créativité et développement personnel.

Ce livre est un peu en parallèle avec son précédent, qui lui traîtait la routine, là, il est plus question du rapport, du relationnel avec les autres et notre infime place dans ce vaste monde. J’ai trouvé plus pertinent « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une », même s’il restait lui aussi trop convenu à mon goût. Malgré tout, ce livre reste frais, intelligent et plein de bonnes intentions, avec en plus une touche de romance non négligeable, bien que trop vaste.

Ce qui m’a vraiment dérangée dans ce roman, c’est le terme « burne », utilisé à toutes les sauces et m’à donné une vague impression de lire un livre sur les Schtroumpfs. Ça s’atténue, heureusement au fil des pages, mais au début c’est assez dérangeant et pénible. J’ai même hésité à continuer de lire, mais je déteste ne pas terminer une lecture. On comprend dès le début le principe de la « déburnerie », c’est donc pas utile d’en abuser.

On a tous des attitudes un peu « burnesques », on en prend conscience en lisant et c’est dérangeant, dans le bon sens, et ce livre nous donne justement les clefs pour rectifier ça.

« Si vous dégagez de l’agressivité, vous attirerez de l’agressivité. Mais si vous dégagez de l’amour, vous attirerez de l’amour… Moralité : devenez ce que vous voulez attirer à vous ! » 

Les personnages ont une place importante, puisqu’il est question de leur thérapie et nous suivons donc le changement de plusieurs personnes, dont notre second personnage principal.

Tout d’abord, il y a Romane, son personnage est plutôt intéressant à découvrir, car elle est la leadeuse et apporte un soutien considérable aux autres, mais elle est aussi remplie de failles et de doutes. Nous qui voyons les coachs de vie de façon plutôt inhumaine, ce livre nous apporte une preuve que, finalement, ils sont juste des gens comme les autres, avec leurs propres tracas. J’aime beaucoup l’assurance de Romane, son tempérament fort et son envie d’aider les autres, même quand ça semble désespéré. Malheureusement, c’est là le seul personnage que j’ai aimé dans le livre.

Maximilien lui, il est tout simplement insupportable ! Il est caractériel, arrogant, macho… Alors oui, c’est le personnage type pour ce genre de roman, celui qui va changer du tout au tout, mais quand même. Du début à la fin, je reste déçue de ce personnage.

Les personnages secondaires sont trop atypiques pour être vraiment apréciables, ils sont là pour simplement montrer le programme de Romane et rien d’autre. Je pense que l’auteur aurait pu creuser un peu plus les personnages, leur donner plus d’âme et d’importance, au lieu de les rendre fades.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé ça très rapide en fait, l’évolution des personnages, leurs situations, l’idylle, c’est pas fluide, les transitions ne se font pas en douceur et c’est décevant. On arrive ensuite à la fin du livre où s’est tellement expéditif qu’on reste sur notre faim. On nous vend dès le début une romance, même dans le résumé c’est assez clair et au final c’est d’une rapidité monstre aussi, placé entre une fin express et un épilogue tout aussi inutile et frustrant.

En conclusion, j’ai été plutôt déçue par ce roman, il n’a pas été à la hauteur de mes espérances, j’attendais tellement plus que ce livre trop convenu ! Le thème est pourtant original et offrait tout un tas de possibilités. Il y a quand même quelques petites choses que j’ai aimé, dont la morale qui ressort de ce livre et le manuel « anti-burnerie ».

Je n’aime pas ça, mais c’est sur une note négative que je termine ma chronique cette semaine.

Dites-moi si vous avez lu ce livre, si on partage le même avis, ou non.

NOTE : 4/10

À très vite,

4 commentaires

  1. Eh bien j’ai lus ton avis Avec beaucoup d’intérêt et du coup je ne sais pas trop si je vais me laisser tenter par cette lecture, j’avais tellement adoré le premier livre que j’ai vraiment peur d’être déçue !

    1. Oh je suis désolée si du coup ça te donne plus envie, je sais que tu avais envie de le lire. Mais j’ai tellement bien aimé son premier roman que là j’ai été vraiment déçue :/

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