“Une braise sous la cendre”, de Sabaa Tahir

16 janvier 2019 6 Par elleagetseschroniques

 

Laia est une esclave. Elias est un soldat. Aucun d’entre eux n’est libre. Sous l’Empire Martial, la défiance est synonyme de mort. Ceux qui ne dédient pas leur sang et leur corps à l’Empereur risquent l’exécution des personnes qu’ils aiment et la destruction de tout ce qui leur est cher. C’est dans ce monde brutal, inspiré de la Rome ancienne, que Laia vit avec ses grands-parents et son frère aîné. Sa famille survit comme elle peut dans les allées sombres et pauvres de l’Empire. Ils ne défient pas l’Empire. Ils ont vu ce qui arrive à ceux qui osent le faire. Mais quand le frère de Laia est arrêté pour trahison, Laia doit prendre une décision. En échange d’aider les rebelles qui ont promis de secourir son frère, elle doit risquer sa propre vie pour jouer les espionne à l’intérieur même de la plus grande académie militaire de l’Empire. Là-bas, Laia rencontre Elias, le soldat le plus doué de l’école – et secrètement, le plus réticent. Elias ne veut qu’une chose : se libérer de la tyrannie qu’il se doit d’appliquer de par sa formation. Lui et Laia réalisent rapidement que leurs destinées sont étroitement liées, et que leurs choix pourraient bien changer le sort même de l’Empire.

Genre : fantasy

Edition : PKJ

Date de sortie : 15/10/2015

Nombre de pages : 525

Prix : 18,90€


Hello vous ! 

J’étais assez persuadée d’aimer ce roman qui est totalement mon genre de prédilection et pourtant, je n’ai pas du tout accroché. Je peux même dire qu’on frôle la déception, je vous explique :

***

Cette saga, inutile de le rappeler est très populaire, on peut la voir un peu partout sur les réseaux et je m’attaque donc à un sujet sensible. Il y a longtemps que j’entends parler de cette saga et qu’elle est dans ma wishlist donc quand on me l’a offert pour Noël (merci Cress ♥️), ce premier tome n’est pas resté longtemps dans ma pile à lire. Mais seulement voilà… j’ai trouvé que l’histoire déjà, ayant pourtant des bases très solides et un gros potentiel n’est pas suffisamment développée. Attention, je ne parle que pour ce tome, je ne doute pas une seule seconde que par la suite c’est plus développé. Seulement je trouve que dans celui-ci, tout est beaucoup trop lent. Il y a des choses pour lesquelles on va avancer et pour d’autres ça tourne vraiment en rond !

Déjà, dès le début j’ai été gênée par les trop grosses ressemblances avec les sagas “Divergente” et “Hunger games”, sans parler de “Star Wars”, où c’est quand même le plus flagrant ; (Empire, résistance, parents qui sont pionniers dans la résistance, l’héroïne s’appelle Laia (coucou Princesse Leia… 😏) etc…). Bref, c’est un peu trop gros pour moi et je n’ai pas pu/su passer au dessus.

J’ai été au début plutôt convaincue par les personnages mais très vite, j’ai déchanté et je me suis peut-être un peu trop emballée maintenant que j’y repense… Car depuis longtemps j’entends parler de Elias, l’homme parfait, le bookboyfriend de beaucoup et alors pour moi… mais quelle déception ! Il n’évolue absolument pas au court de l’histoire, il passe son temps à se plaindre, il est mou, et je n’ai pas du tout accroché avec ce personnage.

« Tu es une braise sous la cendre, Elias Veturius. Tu vas provoquer une étincelle et brûler, ravager et détruire. Tu ne peux pas l’empêcher. »

Pour Hélène c’est exactement le même constat. Comme Elias, elle n’évolue pas du tout. L’auteure lui fait tout le temps exprimer les mêmes sentiments et je ne comprends pas pourquoi, ça la rend presque effacée et sans intérêt ! Elle a pourtant un potentiel de fou. Ces deux personnages n’apportent pas grand chose à l’histoire et heureusement, Laia (ça me fait toujours aussi bizarre j’allais écrire Leia…rattrape un peu les choses. Son personnage est plus intéressant, elle évolue nettement plus. Pas au niveau de sa badassitude, car clairement elle le devient et ça on s’en doute facilement, mais elle évolue dans ses sentiments, elle grandit en fait. On la connaît brisée au début et elle change vraiment c’est agréable à découvrir. Elle apporte un vrai regain d’énergie à l’histoire. Les personnages passent leur temps à se poser les MÊMES questions tout au long du livre et à force c’est trop redondant.

Passons au triangle amoureux, enfin, le carré amoureux pour être précise, que je trouve si ennuyant… Déjà on voit le truc arriver à 1000km et en plus il est aussi mou que les personnages concernés, c’est dire ! J’ai trouvé cette romance trop peu naturelle dans le sens où c’est un peu surréaliste. Au premier regard on tombe amoureux et on fait absolument tout l’un pour l’autre. C’est limite ridicule en fait.

« La peur peut être bonne, Laia. Elle peut te maintenir en vie. Mais ne la laisse pas te contrôler. Ne la laisse pas semer le doute en toi. Lorsque la peur prend le dessus, combats-la avec plus puissant qu’elle : ton esprit. Ton cœur. »

Ce premier tome est peut-être un peu trop introductif et je ne sais honnêtement pas si je vais m’aventurer à lire la suite. Il y a trop de petites choses que je n’ai pas aimé, ce qui m’empêche de classer ce livre dans la catégories « bonnes lectures« . J’aurai vraiment aimé que ce soit un peu moins mou et que les personnages soient plus travaillés. Je ne doute pas, encore une fois, que dans la suite ça change, mais j’ai été trop déçue de ce tome pour continuer la saga. 

Je suis désolée si mon avis n’est pas raccord avec le votre, mais libre à chacun de penser ce qu’il veut.

Et vous, vous avez aimé ce premier tome, cette saga? Dites-moi tout en commentaires ! 

NOTE : 3/10


A très vite, 

Gaelle